Rapports de sessions

 

Rapport de la Session Inaugurale

24 Mai 2012, Académie du Royaume, Rabat

Présidents: Abdellatif BERBICH & Omar FASSI-FEHRI
Rapporteurs: Mohammed BENBOUIDA & Bouchra BENAZZOUZ La séance inaugurale de la 1ère Conférence

Internationale sur la Biosécurité et la Biosûreté a eu lieu le jeudi 24 Mai 2012 au siège de l'Académie du Royaume du Maroc à Rabat.
Cette session a été inaugurée par Messieurs Omar Fassi Fehri, Secrétaire Perpétuel de l'Académie Hassan II des Sciences et Techniques, Abdelhafid Debbarh, Secrétaire Général du Ministère de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la Formation des Cadres, Wail Benjelloun, Président de l'Université Mohammed V Agdal Rabat et Mohammed Benbouida, Président de l'Association Marocaine de Biosécurité (AMBS).
Au début de la cérémonie d'ouverture de la dite conférence, Monsieur Debbarh a exprimé aux participants le regret de Monsieur le Ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la Formation des Cadres de ne pas pouvoir présider personnellement cet événement pour une raison de coïncidence d'une réunion qui se déroule en parallèle. Par ailleurs, Monsieur le Secrétaire Général a transmis le soutien de Monsieur le Ministre à cette conférence et attendra les recommandations qui vont en découler afin d'aller en avant ensemble avec les autres institutions publics en vue de mettre en place une vision et une stratégie nationales communes.
Monsieur le Secrétaire Général félicite l'Association Marocaine de Biosécurité (AMBS) pour cette initiative et appelle cette ONG à continuer ce rôle de synergie interopérateurs pour faire avancer ce dossier sur le plan national et régional.
Dans son allocution, Monsieur Omar Fassi-Fehri, Secrétaire Perpétuel de l'Académie Hassan II des Sciences et Techniques évoque que son académie dispose d'une vision et d'un plan d'action relatifs à la biosécurité et à la biosûreté. Monsieur le Secrétaire Perpétuel félicite l'AMBS pour toutes ses actions et surtout d'organiser cette conférence internationale qui aura sans aucun doute des retombées positives en matière de mise en place de politique de structuration de ce domaine au Maroc.
Lesquelles structures sont en cours d'élaboration dans le cadre du programme inscrit par l'Académie qui vise également à développer et à prospecter des technologies en mesure de développer les aspects de biosécurité dans les laboratoires nationaux.
L'Académie a mis en place entre autres un programme ambitieux dédié aux jeunes. Monsieur le Secrétaire Perpétuel a invité l'AMBS à travailler ensemble sur ce programme dont l'objectif majeur est de relever le degré de sensibilisation chez les jeunes scientifiques à travers les activités mises en place.
L'Académie Hassan II des Sciences et Techniques tout en apportant son soutien à l'AMBS pour les différentes activités mises en place, attend avec attention les recommandations qui vont ressortir de cette importante conférence afin de les décliner sur le terrain.
Dans son allocution, Monsieur Wail Benjelloun, Président de l'Université Mohammed V-Agdal Rabat, a félicité l'AMBS pour l'organisation de cette très importante manifestation et aussi pour ses actions et programmes sur lesquels s'est investie l'association pour le développement de ce domaine au Maroc.
Monsieur le Président a indiqué que son université apporte tout le soutien à l'Association Marocaine de Biosécurité (AMBS) non seulement parce qu'elle est abrité dans un établissement relevant de son université, mais eu égard à son rayonnement national et régional à travers l'organisation de beaucoup d'activités qui commencent à donner leurs fruits concrétisées à travers la mise en place des standards de biosécurité au sein des laboratoires marocains.
Monsieur le Président de l'Université Mohammed V Agdal Rabat propose de convertir cette importante conférence en une Instance Nationale de Conseil et de force de proposition pour le Maroc qui aura pour mission de mener plus de réflexion sur les approches nécessaires à développer au service de la biosécurité sur le plan national avec tous les partenaires.
Tout en félicitant l'AMBS, son président, ses membres et son bureau pour les liens qu'ils ont pu tisser avec la communauté internationale spécialisée en la matière, et pour les colloques de recherche et de sensibilisation qu'ils ne cessent d'organiser, Monsieur Wail Benjelloun a fait part de ses attentes des résultats des délibérations pour enrichir les stratégies marocaines de prévention ainsi que les filières d'enseignement.
Lors de la session inaugurale, Madame Maureen Ellis, Présidente de la Fédération Internationale des Associations de Biosécurité (IFBA) a présenté une conférence inaugurale intitulée « 2012 : The year of international Biosafety Advocacy ».
Dans sa conférence, Mme Ellis a abordé les points suivants :
- Missions et objectifs de la fédération
- 2012 est considérée comme une année de la mise en œuvre des actions de la fédération par excellence

Rapport de la Deuxième Session: Biosécurité et Bioéthique

25 Mai 2012, Faculté des Sciences, Rabat

Présidents: Wail BENJELLOUN & Saaïd AMZAZI
Rapporteurs: Fatima LAMCHOURI & Jamal IBIJBIJEN

Dans son mot d'ouverture de la session : Biosécurité & Bioéthique , Pr Saaïd AMZAZI, Doyen de la Faculté des Sciences de Rabat a salué les efforts de l'AMBS pour l'organisation de la conférence internationale sur la biosécurité et la biosûreté et sur le choix de sa thématique qui porte sur les initiatives pour le renforcement des capacités en sécurité au service de la santé et du bien être. Cette session comporte 4 conférences.
La première conférence présentée par Mme T. Novossiolova de l'Université de Bradford s'intitule : « La création de virus de la grippe contagieuse H5N1: Implications pour la sensibilisation et l'éducation des Sciences de la Vie »
Dans son introduction la conférencière a signalé que selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), à ce jour, le virus de la grippe aviaire (H5N1) a été mortel dans 355 sur 602 cas d'infections humaines confirmés au laboratoire, mais aucune transmission d'homme à homme n'a été enregistrée.
Puis à la fin de 2011, il a été signalé que des recherches aux Pays-Bas et aux Etats-Unis avaient montré comment le virus H5N1 pourrait être propagé dans l'air et provoquer la maladie chez les mammifères. La communauté scientifique a réagi à cette information et cela a suscité un large débat sur les risques et avantages d'une telle recherche et aussi savoir si les résultats de ces études devraient être diffusés publiquement. La décision prise par la communauté consistait à publier en deux versions avec un accès limité.
Tout transfert de technologie sans autorisation serait sanctionné par une amande et un emprisonnement qui pourrait aller jusqu'à 6 ans.
La controverse actuelle entourant les expériences H5N1 a déjà montré les graves limitations de la possibilité de prévenir l'utilisation hostile des sciences de la vie tel qu'il est envisagé en 2004 par le rapport de Fink, en particulier les recommandations 4 (expériences qui peuvent augmenter la transmissibilité d'un agent pathogène), 5 (expériences qui peuvent modifier l'éventail d'hôtes d'un agent pathogène) et 7 (expériences qui peuvent activer la militarisation d'un agent biologique). La polémique entourant les expériences du virus H5N1 continue.
L'article fait valoir en outre que, pour prévenir la militarisation potentielle des sciences de la vie, il est essentiel que les chercheurs des sciences de la vie prennent conscience de leurs responsabilités dans le contexte de la Convention sur les armes biologiques (CIAB) et d'exploiter leurs expertises pour contribuer activement au renforcement de la non prolifération des armes biologiques.
La deuxième conférence présentée par Mme M. Ellis, présidente de la Fédération Internationale des Associations de Biosécurité s'intitule : «Le Programme de certification IFBA (Fédération Internationale des Associations de Biosécurité): Assurer la qualité de la gestion des biorisques par le biais de certification des professionnels »
Mme la présidente de l'IFBA a commencé sa conférence par mettre l'accent sur l'absence d'un système international reconnu qui permet d'évaluer les qualifications des différents professionnels dans les différentes spécialités techniques. En conséquence, on distingue différents niveaux de compétences chez les professionnels qui ont la responsabilité de la gestion des risques biologiques. Le moyen le plus efficace pour palier à ce problème est de créer un système international harmonieux reconnu de certification pour ces professionnels. L'IFBA a travaillé sur ce programme de certification en partenariat avec les 53 organisations de biosécurité et plusieurs pays ont montré de l'intérêt pour ce programme.
Ce nouveau programme international crée un système de certification qui établit différents niveaux de certification et de compétences techniques (par exemple gestion des biorisques, l'évaluation des risques, la décontamination et la conception des laboratoires). Le résultat final serait un système progressif des capacités professionnelles et des services dans les différentes disciplines des techniques de gestion des biorisques qui amélioreront considérablement à l'international la pratique de la gestion des biorisques.
La troisième conférence présentée par Mr E. G. G.Bertherat de l'Organisation Mondiale de la Santé s'intitule : «Le Programme de La peste au Maghreb: les défis en matière de biosécurité et de biosûreté »
Le Maghreb n'est plus considéré comme une zone endémique de la peste. Les derniers foyers sont apparus en Algérie et en Libye. Ces foyers ont été sporadiques et limités, mais ils ont été l'occasion pour confirmer que des foyers naturels de la peste existaient et pour certains d'entre eux à une courte distance des ports internationaux. Au-delà du risque sur la santé publique et le commerce international, ces événements ont soulevé la question de la persistance dans la région de plusieurs foyers naturels limités géographiquement qui étaient au repos pendant des décennies et restent capables de réémergence.
En l'absence d'enquêtes écologiques, il est impossible de prédire où cela pourrait se produire à nouveau, mais des pays comme le Maroc, la Tunisie et l'Egypte, qui ont signalé des cas humains de peste pourraient aussi faire face à des événements similaires.
Quand un cas de peste humaine se produit dans une région qui a été récemment frappée par plusieurs crises politiques graves, le manque d'évaluation des risques laisse la porte ouverte à toutes sortes d'interprétations, y compris les rejets accidentels ou délibérés. Par conséquent, il est de première importance de mettre en place aux niveaux national et régional, les conditions pour une identification rapide et fiable du bacille de la peste.
Dans cette perspective, des kits de diagnostic rapide développés par l'OMS représentent un véritable pas en avant pour donner l'alerte et soutenir l'enquête de terrain. La mise en œuvre de ces techniques implique la collecte de spécimens dangereux, leur transport, leur transfert, leur stockage et leur analyse qui sont toutes des sources de préoccupations en termes de biosécurité. La collaboration régionale entre les pays de l'Afrique du nord est fort souhaitée pour mettre en place un programme de surveillance des foyers et des souches de la peste. Ceci peut être soutenu grâce à la collaboration internationale, y compris avec d'autres pays d'endémie.
La quatrième conférence présentée par Mrs G. M. Mancini & M. Benbouida s'intitule : «Promotion de la sensibilisation sur la biosécurité dans les universités marocaines : Résultats d'un projet entre l'AMBS et LNCV ».
Un projet de coopération entre le Landeau Centre d'Italie (LNCV) et l'Association Marocaine de Biosécurité (AMBS) a été réalisé en 2010-2011 et visait à étudier, discuter et promouvoir la sensibilisation et l'éducation sur la biosécurité et les questions du double usage dans les sciences de la vie, au sein de la communauté scientifique universitaire marocaine. Le projet comprenait une étude, réalisée grâce à la coopération des points focaux de l'AMBS dans les universités marocaines via un questionnaire. Un échantillon de plus de 200 professeurs de sciences de la vie a répondu au questionnaire et a permis de voir les niveaux de prise de conscience, les opinions et les attitudes en ce qui concerne la biosécurité et les questions du double usage.
Le projet visait également à travers l'organisation d'ateliers, à engager les universitaires à discuter et à élaborer des stratégies possibles pour promouvoir la formation et la sensibilisation en matière de biosécurité.
Ces discussions ont porté sur des questions telles que le contenu du cursus de formation dans les universités marocaines.
Les résultats ont montré que la thématique de biosécurité est très importante, et qu'il y a un manque énorme dans l'enseignement de cette discipline dans les différentes filières nationales. Pour pallier à ce manque, des caravanes de sensibilisation à la biosécurité ont été réalisées dans les universités marocaines par l'AMBS et un master international en biosécurité a été proposé.

Rapport de la Troisième Session: Biosûreté et Double Usage

25 Mai 2012, Faculté des Sciences, Rabat

Présidents : Mr Saad Kabbaj et Mme Maureen Ellis.
Rapporteurs : Pr Hanine Hafida ; Pr Tayeb Koussa

Au cours de cette session, quatre communications ont été présentées :
- La première conférence présentée par Pr Hay Alastair de l'Université de Leeds du Royaume Uni est intitulée : « Research and choices, what would you choose » :
Au cours de sa présentation, Pr Alastair appuyé par l'exemple de molécules d'origine végétale et illustrant des scenarios de modifications de cette molécule, il a montré l'importance de l'itinéraire de la progression de l'erreur vers l'acte criminel et du son non intentionnel vers l'intentionnel en passant par les différents degrés d'observation
Par la suite, Mr Alastair a exposé sous forme de présentation schématique les différentes étapes du passage du nécessaire au dangereux à travers le traitement d'un cas biologique et plus particulièrement d'un cas d'une maladie virale.
Au cours de sa présentation, Mr Alastair a utilisé une stratégie d'interactivité avec l'assistance pour montrer la logique du passage du non intentionnelle à l'intentionnel. Au terme de cet échange, il a été préconisé d'utiliser l'enchainement de cette logique dans l'enseignement de la biosécurité et mettre un accent sur la diversité et la difficulté des choix d'usage qui se présentent aux chercheurs.
Suite à cette conférence, 3 communications ont été exposées :
- La première communication a été présentée par Mr Jamal DELJI de la Marine Militaire Américaine « Navy Environnemental and preventive medecine Virginia USA ». Sa prestation a porté sur : Detection and Identification of Biological warfare agent in fiel setting ».
Apres une présentation de son Laboratoire de l'Unité marine, Mr Delji a passé en revue les méthodes destinées à l'identification des agents d'armes biologiques, en passant par des méthodes simples vers des méthodes performantes comme le real Time PCR pour le test définitif de confirmation au moyen de réactif de test non réfrigéré sans oublier de mettre l'accent sur les stratégies, la régulation, l'isolement et le stockage ainsi que la mise à disposition du matériel biologique.
En termes de biosécurité et Biosûreté, l'objectif important du laboratoire Navy est de développer des méthodes efficaces et rapides de diagnostic de confirmation de l'agent biologique et de son management.
Pour terminer, Mr Delji a souligné l'importance du risque majeur du bioterrorisme et le potentiel d'utilisation des agents biologiques /utilisation non hostiles.

- Pour ce qui est de la 3ème présentation évoquée par Mlle Rita Essoudy Mourry et Sanae Lemris, du Laboratoire de Recherche et d'Analyses Médicales de la Gendarmerie Royale (LRAM), leur communication a porté sur : l'expérience acquise en matière de contrôle et de protection d'Hygiène dans les laboratoires de niveau 2 et 3 :
Cet exposé a porté essentiellement sur la présentation du laboratoire LRAM en touchant l'aspect de la localisation géographique, l'importance de l'infrastructure et les aspects législatifs et normatifs régissant le laboratoire et son aménagement, ainsi que la conception de son fonctionnement
Deux volets ont été discutés au cours de cette présentation : celui de la mise en place d'un système de management de sécurité utilisant le référentiel OSHAS et en se focalisant sur l'évaluation des risques et de management d'hygiène pour la biosécurité dans le cas de ce laboratoire de confinement 3.
Pour l'instauration du système de management de Biosécurité, trois groupes principaux d'évaluation ont été traités, ils relèvent d'un chapitre principal du référentiel OSHAS et en élaborant des mesures préventives et correctives adaptées au contexte du laboratoire LRAM et sans oublier la gestion des déchets qui reste un élément de réussite du management de la biosécurité.
Le second volet traité par Mme Lemriss a concerné « la démarche du management d'hygiène de la biosécurité du PCL3 ».
Dans son exposé, Mlle Lemriss a insisté sur les stratégies et les moyens mis en place pour le contrôle au niveau du laboratoire de confinement 3 avec l'élaboration d'une grille d'évaluation des risques. Cette stratégie vise la préservation de la santé humaine, la protection de l'environnement et l'évaluation des risques avec l'élaboration des mesures préventives mais la pérennisation de ce système ne peut se faire qu'a travers une politique de sensibilisation, de formation et d'information.
Ainsi l'hygiène et la biosécurité sont des objectifs recherchées par LRAM en accord avec les priorités nationales. Les bonnes pratiques et la sensibilisation s'avèrent les outils à développer pour protéger le personnel et l'environnement
- En fin la quatrième présentation a été animée par Dr Lahlou Amine de l'Hôpital Militaire de Rabat, et elle a porté sur : « Le diagnostic d'émergence des maladies infectieuses dans le laboratoire de niveau 3 de l'Hôpital Militaire Mohammed V de Rabat ».
Après une présentation de son laboratoire et de son organisation ainsi que des équipements nécessaires pour l'identification des pathogènes, il a insisté sur l'importance de la séroprévalence en présentant les différents travaux et productions scientifiques
Il a aussi abordé l'importance des outils modernes pour le diagnostic au moyen de la PCR conventionnelle et la PCR à temps réel.
Il a aussi souligné le risque éminent de l'émergence du l'arbovirose dans le Maghreb par le biais de l'Etude du West Nile Virus Fever.
Un autre volet lié à ces aspects a été traité, il s'agit de l'infection émergente et la problématique de la résistance aux antibiotiques avec le cas de la carbapénèmes.
Un autre exemple illustrant la prévalence digestive est celui de NDM1 porteuse du CTXM15.
Mr Lahlou a particulièrement souligné l'importance du diagnostic au laboratoire et ce au moyen de tests à multidisque sur boite de pétri et ce jusqu'au l'identification des pathogènes via la PCR ou des tests permettant la recherche de certains types de gène de résistance en favorisant plus particulièrement l'utilisation des outils moléculaires pour leur rapidité, sensibilité et spécificité.
Au terme de cette session très enrichissante d'informations en matière de biosécurité et double usage, il est question de :
1- Utiliser dans l'enseignement de la biosécurité la stratégie d'interactivité et montrer surtout la diversité et la difficulté des choix d'usage qui se présentent aux chercheurs
2- Développer des méthodes efficaces et rapides de diagnostic de confirmation de l'agent d'arme biologique et de son management.
3- Mettre en place des mesures préventives pour réduire la dissémination des bactéries multi résistantes.
4- Faire face aux problèmes d'hygiène et développer des mesures préventives
5- Revenir sur les molécules anciennes qui peuvent avoir un effet aussi efficace que les antibiotiques actuel.
6- Eviter les traitements systématiques aux antibiotiques et orienter les efforts de la recherche sur l'origine des souches et le mécanisme de la résistance et non seulement se limiter à son diagnostic.
7- D'où La nécessité de mettre en place à travers un réseautage une politique de dialogue, communication et rayonnement et impliquer les medias dans la sensibilisation et l'importance de l'hygiène, et aussi formater et capitaliser les efforts pour se prévenir contre l'émergence des pathogènes dans les zones à risques (Maghreb). Ce besoin de se mettre en réseau rejoint la recommandation l'organisation de la communauté internationale de biosécurité qui a eu lieu en 2011 à Bangkok.
Enfin pour terminer, La problématique de la biosécurité ne réside pas seulement dans le diagnostic mais surtout dans le traitement et la prévention. Toutefois, le problème majeur est d'ordre organisationnel et multifactoriel.
Et dans ce cadre l'AMBS a un rôle à jouer pour prévenir les risques d'émergence de pathogènes et contribuer à la sensibilisation et à formation. L'AMBS s'est inscrite dans cette politique de réflexions sur l'usage de produits biologiques à haut risque potentiel pour l'humanité, d'où cette initiative qui nous a réunis tous pendant 3 jours avec l'ultime conviction qu'elle aura un impact direct et positif en matière de biosécurité et de biosûreté.

 

Rapport de la Quatrième Session: Législations

26 Mai 2012, Faculté des Sciences,Rabat

Présidents:Eric Gerard Georges BERTHERAT & Jamal DEJLI
Rapporteurs:Halima BESSI & Mohammed MERZOUKI

La quatrième session de la conférence internationale sur la biosécurité et la biosûreté a été dédiée à la présentation des outils législatifs développés et appliqués à l'échelle internationale dans le cadre de la biosécurité et la biosûreté.
Cette session s'est articulée autour de deux interventions animées respectivement par David C. MANESS (State Department, USA) et Yasemin BALCI (AssociateLegalOfficer, Centre VERTIC, UK).
Après des remerciements à l'AMBS pour la qualité exceptionnelle de l'organisation, Davis C. MANESS a présenté une mise à jour de l'implémentation de la résolution 1540 du conseil de sécurité des nations Unis, adoptée unanimement en 2004 par les états membres des NationsUnis.
Cette convention met les états membres (sous chapitre VI) devant l'obligation de mettre en place et de renforcer l'existant en matière de mesures pour contraindre la prolifération des armes de destruction massives avec un objectif expliqué clairement par l'intervenant sous les termes suivants « Des personnes non gouvernementales ne devraient en aucun cas avoir la possibilité de posséder ces armes ».
Par la même occasion, il a présenté le site web du comité de la résolution 1540 pour toute éventuelle consultation.
Il a rappelé que d'autres résolutions sont venues ensuite compléter et soutenir la résolution 1540, à l'instar de la résolution 1810 et la 1977 ; cette dernière prolonge l'effet de la résolution 1540 jusqu'au 2021.
Au cours de cette intervention, Mr MANESS a rappelé que le Maroc fait partie des états membres, et il est revenu sur une information chiffrée sur le vote de la résolution 1540 (Seulement 28 membres n'ont pas voté pour, dont 24 en Afrique).
La suite de la présentation a donné une idée sur le travail fait par le comité de la résolution 1540, qui consiste à faire des rapports au conseil de sécurité et de ce fait rentre dans le cadre du travail des Nations Unis qui a pour mission la protection des nations et des citoyens.
Mr MANESS a souligné que le rôle de ce comité auprès des nations est un rôle d'assistance et de coopération et est loin d'une mission de jugement ou de sanction.
Les états membres sont tenus de faire des rapports sur l'état de la mise en place des mesures d'application de la convention en soulignant que certains membres sont à leur deuxième rapport.
C'était l'occasion pour Mr MANESS de rappeler les initiatives des Etas unis d'Amérique pour donner l'exemple dans la démarche de la mise en application de la convention 1540.
Cette conférence a été conclue par souligner le fait que la mise en application de la convention par les états membres n'est pas encore au point chez tousles états membres et que 93 pays membres des Nations Unis n'ont pas mis complètement en application la résolution 1540.
C'était l'occasion pour rappeler les modalités de demande d'aide et de contacter le comité de la résolution 1540 par les états intéressés. Le comité peut fonctionner comme médiateur (en la personne de ses 8 experts disponibles et prêts à se déplacer vers les gouvernements demandeurs).
Par la même occasion, Mr MANESS a mis à la disposition des délégations participantes à la conférence une brochure de présentation et d'explication de la résolution 1540.
La deuxième intervention de cette session, donnée par YesminBalci, a été dédiée à la présentation de VERTIC, un organisme non gouvernemental à but non lucratif, dont le siège est à Londres et qui œuvre dans le cadre de l'aide juridique à la mise en place et l'implémentation de la convention contre les armes biologiques et toxines (BWC) et l'accompagnement juridique pour les pays demandeurs.
La BWC met les états devant l'obligation, de prendre les mesures nécessaires pour prévenir le développement, la production, l'acquisition et la rétention des armes biologiques.
Elle a souligné les convergences entre les deux conventions 1540 et CIAB.
Une partie de l'intervention a été consacrée à lister les mesures que les états doivent prendre dans le cadre de cette convention, tels que adopter des mesures de biosécurité et bio-sûreté.
Elle a également rappelé les avantages multiplesqu'un un état gagnerait à mettre en application ces conventions.
La conférencière a conclu en rappelant la mission majeure de VERTIC qui s'inscrit dans l'accompagnement via un appui juridique des états pour proposer des approches pour l'implémentation de BWC, en accord avec les mesures nationales existantes.

 

Rapport de la Cinquième Session: Table Ronde

 

 

 

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