Presse et réactions

 

Presse


Lundi 28 Mai 2012


Protocole de Carthagène : Le risque de manipulation des produits dangereux
Face à la mondialisation, la biosécurité et la biosûreté sont devenues de grands sujetsqui préoccupent la communauté internationale

Biosécurité et biosûreté sont deux disciplines qui cherchent à développer la sensibilisation du public
Les craintes suscitées auprès de la communauté internationale se sont accentuéesdepuis les années 90 et suite au développement des armes biologiques et les attaques àl'Anthrax en 2001. «Face à la mondialisation, aux nouvelles technologies et à la grandemobilité des personnes et des produits, la biosécurité et la biosûreté sont devenues degrands sujets qui préoccupent la communauté internationale», a lancé Omar Fassi-Fihri,secrétaire perpétuel de l'Académie Hassan II des sciences et techniques, lors de laConférence internationale sur la biosécurité et la biosûreté, organisée du 24 au 26 maicourant à Rabat. Cette rencontre portant sur le thème : «Initiatives pour le renforcementdes capacités en sécurité au service de la santé et du bien-être» a été organisée parl'Association marocaine de biosécurité (AMBS) en partenariat avec l'Académie duRoyaume du Maroc, l'Académie Hassan II des sciences et techniques,l'UniversitéMohammedV-Agdal, la Faculté des sciences de Rabat et la Fédérationinternationale des associations de biosécurité.Aujourd'hui, face à la multiplication des technologies et des risques, il devient nécessaire pour les Etats de mettre en oeuvre desmesures en matière de biosécurité pour protéger l'Homme et l'environnement contre l'exposition de micro-organisme jugés dangereux. La biosécurité définit ainsi, lesmesures d'installations et de confinement biologique à mettre en oeuvre pour permettrela manipulation d'agents infectieux en toute sécurité, au cours des recherches et des activités biomédicales relevant de la santé publique. Quant à la biosûreté, elle vise àempêcher que les laboratoires et le matériel qu'ils contiennent soient compromisvolontairement dans d'éventuels actes de bioterrorisme. Biosécurité et biosûreté sontdonc deux disciplines qui cherchent à développer la sensibilisation du grand public.«Nous avons une cinquantaine d'observateurs éparpillés dans le monde qui nousalimentent en propositions en matière de biosécurité.Par ailleurs, notre objectif est de former des leaders pour impulser des politiquesnationales dans ce domaine», a souligné Maureen Ellis, directrice exécutive de laFédération internationale des associations de biosécurité. Cette militante écologisteconseille aussi d'utiliser les réseaux sociaux pour améliorer la sensibilisation dupersonnel des laboratoires. Pour ce faire, cette fédération internationale a mis surYouTube, une vidéo «It's in your hands» (entre vos mains). Pour Mohamed Benbouida,président de l'AMBS, «cette conférence internationale vise à contribuer à l'élaborationd'une stratégie nationale en matière de biosécurité et biosûreté.La rencontre a pour objectif également d'initier en collaboration avec les représentantsmaghrébins qui y participent, la création d'associations nationales dans leurs paysrespectifs (Algérie, Tunisie, Mauritanie et Libye) afin de créer une fédérationmaghrébine». Le Protocole de Carthagène sur la prévention des risquesbiotechnologiques relatifs à la Convention sur la diversité biologique est un accordinternational juridiquement contraignant régissant le mouvement transfrontièred'Organismes vivants modifiés (OVM) issus de la biotechnologie moderne. Il a pourobjectif d'assurer la sécurité dans le transfert, la manutention et l'utilisation des OVM.Il a été adopté en janvier 2000 et est entré en vigueur en septembre 2003. Le Maroc aratifié le Protocole de Cartagena en 2011.

Circulation transfrontalière
Les inquiétudes liées à la biosécurité sont apparues avec l'émergence du géniegénétique (appelé également technologie de l'ADN recombinant ou ADN) dans lesannées 1970 et 1980. Ces préoccupations ont trait notamment aux incertitudes quant àl'impact à court ou long terme sur la santé de l'Homme, des animaux et des plantes, etplus largement sur l'environnement, du transfert de gènes d'une espèce à l'autre.Plusieurs agences des Nations unies et d'autres organisations partenaires sontimpliquées dans le renforcement des capacités en matière de biosécurité, et un accordinternational – le Protocole de Carthagène relatif à la Convention sur la diversitébiologique – régit la circulation transfrontalière d'organismes génétiquement modifiés.

• La sécurité biologique se préoccupe davantage de l'accès à des organismes dangereux, tels que les virus.
• La conférence internationale vise à sensibiliser davantage la communauté des chercheurs et praticiens marocains aux bonnes pratiques à adopter dans leslaboratoires.
• Promouvoir l'enseignement de la biosécurité au même titre que les autresdisciplines scientifiques.
Cliquer ici pour voir l'article



Cliquer ici pour voir la vidéo


Edition N° 3804 du 2012/06/13

BIOTERRORISME LES CHERCHEURS MAGHREBINS SE MOBILISENT
• ILS S'ENGAGENT POUR LA CREATION D'UNE FEDERATION REGIONALE
• LES FOYERS DE REEMERGENCE DE LA PESTE DOIVENT ETRE MIS SOUS SURVEILLANCE
• UNE CERTIFICATION POUR ASSURER LA QUALITE DE LA GESTION DES BIORISQUES

Comment lutter efficacement contre la peste? Cette menace que l'on croyait appartenir au passé mobilise encore. Les chercheurs maghrébins dans le domaine de la biosécurité réunis récemment affichent leur volonté de créer, d'ici 2013, une fédération regroupant toutes les associations actives dans les pays de l'Union du Maghreb Arabe (UMA). Cette mutualisation des efforts s'impose eu égard aux dangers divers qui menacent la région fortement touchée par des mouvements et des mutations durant ces dernières années. Outre le problème du bioterrorisme, les chercheurs ont mis l'accent sur «le programme de la peste au Maghreb: les défis de biosécurité et biosûreté». Le Maghreb n'est certes plus considéré comme une zone endémique de la peste. Et les derniers foyers ont paru en Algérie et en Libye, mais, ils ont été sporadiques et limités.
Programme de surveillance Toutefois, la question de la persistance dans la région de plusieurs foyers naturels limités géographiquement qui étaient au repos pendant des décennies restent capables de réémergence, indiquent les experts. En l'absence d'enquêtes écologiques, il est impossible de prédire où cela pourrait se produire à nouveau, mais des pays comme le Maroc, la Tunisie et l'Egypte, qui ont signalé des cas humains de peste pourraient aussi faire face à des événements similaires. Face à cette situation, la collaboration régionale entre les pays de l'Afrique du nord est fort souhaitée pour mettre en place un programme de surveillance des foyers et des souches de la peste. La rencontre qui s'est déroulée à Rabat a été également une occasion de présenter les expériences des différents pays pour assurer une meilleure gestion de ce secteur à commencer par la sensibilisation et la formation des chercheurs. Sur ce volet, on retient l'intervention de Mohammed Benbouida, président de l'Association Marocaine de Biosécurité (AMBS) dans laquelle il a présenté le projet de coopération entre le Landeau Centre d'Italie (LNCV) réalisé durant 2010-2011. L'objectif de ce projet est d'étudier et promouvoir la sensibilisation et l'éducation sur la biosécurité et les questions du double usage dans les sciences de la vie, au sein de la communauté scientifique universitaire marocaine. Il faut aussi signaler l'intervention de Maureen Ellis, présidente de la Fédération Internationale des Associations de Biosécurité (IFBA) qui a abordé la question de certification pour assurer la qualité de la gestion des biorisques. Et ce pour dissuader et prévenir contre toute utilisation, volontaire ou intentionnelle, de tels produits à des fins de destruction.

Noureddine EL AISSI

Réactions

 

 

 

Réunion Préliminaire / Kickoff meeting - OUMLIL HOTEL | Session Inaugurale | Deuxième Session: Biosécurité et Bioéthique | Troisième Session: Biosûreté et Double Usage | Quatrième Session: Législations | Cinquième Session: Table Ronde |
La Déclaration de Rabat | Rapports de sessions | Clôture et Recommandations générales | Presse et réactions |
Dossier de presse